(Ville du patrimoine mondial)

Situation et site : Québec est située sur un promontoire en un lieu où le fleuve Saint-Laurent se resserre avant de s'ouvrir vers l'estuaire, le golfe et l'Océan Atlantique. Une étroite bande de terrain, au pied de l'escarpement, borde le site défensif.
Date de fondation : 1608.
Fonction historique : Défensive et portuaire.
Statut administratif : capitale de la province du Québec.

Dans les yeux d'Émilie (Joe Dassin)
cliquez



1608 : SAMUEL DE CHAMPLAIN FONDE LA VILLE DE QUÉBEC

C'est le 15 mars 1603 que pour la première fois, Samuel de Champlain quitte Honfleur pour le golfe du Saint-Laurent dont il remonte le cours. Un an plus tard, il est revenu en France, il repart en 1607 et ce jour, le 3 juillet 1608, il fonde la ville de Québec dont il devient le gouverneur. En 1608, Champlain obtient pour un an le privilège du commerce en Amérique et décide alors d'implanter une colonie sur le Saint-Laurent où le contrôle de la traite des fourrures serait plus facile. Il quitte de nouveau Honfleur le 13 avril 1608, arrive à Tadoussac le 3 juin et recherche de nouveaux endroits pour s'installer. Le 3 juillet il s'arrête à Stadaconé (Kébec) pour y établir sa colonie et s'y installera pour l'hivernage. Le site était reconnu par les Amérindiens bien avant l'arrivée des Européens. Lorsque Jacques Cartier remonte le fleuve Saint-Laurent en 1535, il trouva Stadaconé, un village Iroquoien établi sur un large promontoire de terre dominé par une montagne, le Cap-Diamant ("ainsi nommé parce qu'on y trouve des veines d'un assez beau cristal de roche" du quartz!) Les hauteurs du cap sont pour lui d'un intérêt stratégique certain pour la défense de son poste de traite des fourrures et le contrôle de la navigation sur le fleuve en provenance de l'Asie (croit-on). Champlain y fait construire "l'Abitation de Kébec", une maison spacieuse, à deux étages, qui allait servir à la fois de fort, de demeure et de magasin général. «Je cherchai lieu propre pour notre Abitation, mais je n'en pus trouver de plus commode, ni mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelé des Sauvages, laquelle était remplie de noyers et de vignes. Aussitôt, j'employai une partie de nos ouvriers à les abattre pour y faire notre Abitation. Le première chose que nous fîmes fut le magasin.»

C'est la naissance de Québec.



REPÈRES HISTORIQUES et MORPHOLOGIE URBAINE

À son arrivée à Québec, Champlain, son fondateur, construit l’habitation au pied du promontoire; en 1620, un fort est élevé au sommet de cet escarpement (70 m) . L’habitation et le fort sont à l’origine des deux noyaux de la capitale de la Nouvelle-France.

Haute-Ville et Basse-Ville se distinguent à travers leurs fonctions spécifiques: administration et culte; affaires. Après une suite de guerres dont les territoires de traite constituent l’enjeu, le port de Québec connaît, grâce à l’exportation précisément des produits de la traite, une première période de croissance.

Le danger anglais entraîne la construction de fortifications en 1695. Leur reconstruction en 1720 s’effectue selon le tracé qui délimitera désormais l’espace de la Haute-Ville. À la veille de la défaite française (1759), la Basse-Ville, i.e. toute la bande qui entoure l’escarpement au niveau du fleuve, est construite.

Après le siège de 1775 et devant l’éventualité de nouvelles menaces américaines, la citadelle est érigée qui surplombe le Saint-Laurent (1819-1831). À la fin du XIXè siècle, le port de Québec atteint sa plus grande période d’activité.

La citadelle se développe en étoile et l’enceinte bastionnée découpe l’étendue de la Haute-Ville. Un plan compliqué, qui se joue des angles et qui multiplie les orientations, compose avec le relief accidenté. Des rues étroites, le plus souvent rectilignes, s’articulent autour de places urbaines et de jardins tout en s’ouvrant par moments sur une vue fluviale; elles caractérisent l’ensemble (135 ha). Une artère longe la rive.

Les plus anciens îlots sont près des berges et leurs maisons remontent aux XVIIè et XVIIIè siècles. La Haute-Ville, pour sa part, compose la plus grande partie de l’ensemble; et l’essentiel de son cadre architectural, d’inspiration néo-classique, remonte au début du XIXè siècle. Avec le château Frontenac (1892), églises et institutions d’enseignement, au milieu des maisons de pierre, sont au premier plan du paysage monumental; et les toits argentés du Séminaire (1663, agrandi et restauré par la suite) n’ont jamais fini de composer avec les saisons!

Source : De Koninck, Hélène, Les villes du patrimoine mondial: capitales du temps, dans Cahiers de géographie du Québec, vol. 35, no 94, avril 1991, pp. 9-87 (ISSN 007-9766)




QUÉBEC, VILLE DU PATRIMOINE MONDIAL (1985)

En décembre 1985, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, l'Unesco, inscrit l'arrondissement historique de Québec sur sa prestigieuse Liste du patrimoine mondial. Québec devient alors la seule ville au nord du Mexique à recevoir cet honneur, à figurer aux côtés de grandes et d'anciennes villes comme Tunis, Le Caire, Damas, Jérusalem, Rome, Florence, Cracovie et Varsovie. En inscrivant Québec sur sa Liste, l'Unesco a voulu reconnaître sa valeur universelle exceptionnelle. Berceau de la civilisation française en Amérique, l'arrondissement historique de Québec témoigne, par son architecture et ses paysages urbains, du rôle qu'a joué la ville à titre de capitale sous les Régimes français, britannique et canadien. Place forte stratégique durant près de trois siècles, Québec a conservé les principales composantes de son ancien système de défense, ce qui en fait la seule ville d'Amérique du Nord entourée d'une enceinte de fortifications authentique.




SAMUEL DE CHAMPLAIN

Depuis que Samuel de Champlain vint de France en 1608 établir un poste de traite de fourrures et y bâtir son habitation, Québec n’a jamais cessé d’assumer son rôle de bastion de la culture française en Amérique du Nord.

Surplombant fièrement depuis les hauteurs du Cap Diamant, au-dessus de l’un des plus beaux fleuves du monde, Québec offre un panorama grandiose que borde au loin un rempart de montagnes boisées. Son site magnifique, surnommé le Gibraltar de l’Amérique, a été le théâtre de la bataille où s’est joué le sort de l’Amérique française et, à deux reprises, celui du Canada. C’est ainsi que, non contente de retenir le regard par ses paysages et par le caractère européen de son architecture, la Vieille Capitale propose au visiteur des lieux d’histoire qui sauront le captiver et un caractère authentiquement français qui ne pourra que le séduire.

De tous les coins du Québec, du Canada, des États-Unis, des Amériques du Nord et du Sud, et de l’Europe, les visiteurs viennent chaque année par milliers prendre connaissance des aventures de ses premiers colons, de ses luttes et de ses traités de paix avec les Indiens, les Anglais et les Américains qui, tour à tour, ont convoité ce site stratégique et militaire.

L’histoire de Québec est intimement liée à sa lutte pour conserver son caractère français car, à la suite de la conquête par les Anglais en 1759, l’immigration anglaise, écossaise et irlandaise dépassa, par moment, celle de la population venue de France.

Ses pierres anciennes, ses vieilles demeures ancestrales, ses monuments, ses fortifications ceinturant le Vieux-Québec et ses musées où se côtoient le présent et le passé, témoignent de son glorieux passé, font surgir et revivre le quotidien de ses ancêtres et donnent le goût d’en savoir plus sur son histoire.

Que ce soit dans ses rues étroites où flottent les effluves du temps passé et l’esprit d’autrefois, dans ses places publiques, dans ses restaurants ou aux terrasses de ses cafés, partout, la joie et la chaleur accueillent le visiteur, le mettent à l’aise et lui donnent l’envie de s’y détendre et d’y prolonger son séjour.




UNE VILLE EN FÊTE

Dans cette ville empreinte d’histoire, les Québécois cultivent en tout temps l’art de bien vivre et du divertissement à travers une foule de manifestations culturelles et de réjouissances populaires. Alors que l’hiver, Québec recommande chaleureusement son Carnaval de Québec, reconnu mondialement comme étant la plus grande fête d’hiver au monde, à l’été, la ville entière entraîne le visiteur dans sa ronde enchantée de festivals et de fêtes populaires. Imaginez le sens de la fête dans un décor imprégné de quatre siècles d’histoire, au son des musiques du Festival d’été de Québec ou au rythme des Fêtes de la Nouvelle-France. Laissez-vous surprendre par les jongleurs, acrobates et autres amuseurs qui prennent d’assaut les rues de Québec.




UNE RÉGION RICHE EN DÉCOUVERTES

Québec, capitale de la province du même nom, compte plus de 650 000 habitants. Sa grande région s’étend sur 13 064 kilomètres carrés et propose ses sites naturels, ses parcs et ses réserves, ses montagnes et ses paysages enchanteurs, tous propices aux activités sportives, à l’aventure, à la détente, à seulement quelques minutes de son centre-ville. En plus de son arrondissement historique, de l’espace vert unique qu’offre en pleine ville l’immense parc des Champs-de-Bataille nationaux avec ses 250 acres de boisés et de jardins, Québec présente au visiteur dans son voisinage des lieux aussi divers qu’intéressants : l’Île d’Orléans, la vénérable basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, le Jardin zoologique du Québec, l’Aquarium de Québec, l’Université Laval, la Maison des Jésuites de Sillery et le Village Huron. Les passionnés d’aventures et de plein air apprécient la proximité des montagnes, des forêts, des lacs, des rivières et du fleuve Saint-Laurent. À quelques minutes du centre-ville, une multitude d’activités s’offrent aux amants de la nature et aux fervents des sports de plein air. Lieu d’accueil où le gîte et la table sont marqués du sceau de la qualité et de l’hospitalité, Québec compte une variété de modes d’hébergement qui, à moins de trente minutes du centre-ville, savent satisfaire tous les goûts et tous les budgets.



Un mur en trompe l'oeil dans le vieux-Québec qui représente les métiers d'autrefois ou la vie dans les foyers de l'époque. Près de l'extrémité ouest de la rue du Petit Champlain, découvrez la vie dans l'une des maisons historiques à travers les années. Cette fresque illustre aussi l'esprit de coopération qui fait la force des Québécois.

La fontaine de Tourny avant sa mise en eau


ORGANISATION MUNICIPALE

L'organisation de la Ville de Québec repose sur une structure à quatre paliers : le conseil municipal, le comité exécutif, les conseils d'arrondissement et les services municipaux. Les conseils de quartier et d'autres structures consultatives permettent à la population de participer à la vie démocratique en dehors du cadre électoral.

Huit arrondissements aux traits particuliers découpent le territoire. Chacun d'eux se distingue par son environnement et par ses caractéristiques sociodémographiques, et tous proposent un éventail de services directs à la population.

Beauport
Charlesbourg
La Cité
La Haute-Saint-Charles
Laurentien
Les Rivières
Limoilou
Sainte-Foy–Sillery









Attendre la fin de la chanson de Joe Dassin avant de cliquer ici pour écouter "Le temps du Carnaval" de Jacques Labrecque.



EN ROUTE VERS LA FÊTE

Le 3 juillet 2008 marquera le 400e anniversaire de Québec. Rares sont les villes nord-américaines qui peuvent s'enorgueillir d'un tel passé. Québec travaille activement à la préparation de cet événement, qui sera une occasion de célébrer le passé de la capitale québécoise, bien sûr, mais aussi de mieux comprendre son présent et de préparer son avenir.


QUE LA FÊTE COMMENCE

Le coup d'envoi du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain a été donné tard en soirée lundi le 31 décembre devant une foule dense. Profitant de la douceur du climat, plus de 50 000 personnes se sont rassemblées à la place d'Youville et sur la colline du Parlement, où le spectacle a été retransmis sur trois écrans géants.

Quelque 400 artistes ont été mobilisés pour souligner l'anniversaire de la plus vieille ville francophone d'Amérique sur une scène installée devant le palais Montcalm. S'y sont succédé notamment Bruno Pelletier, Stéphane Rousseau, la Bottine souriante, Florence K, Claire Pelletier, Les Batinses, Les Violons du Roy et le Pascale Picard Band, sans oublier une apparition-surprise de Grégory Charles.

Le metteur en scène de l'événement, le comédien Denis Bouchard, n'a pu retenir sa joie devant le succès de l'événement.



Vers ma page spéciale sur le 400e anniversaire de Québec











La fontaine de Tourny, legs de la famille Simons à la ville de Québec pour son 400e