Le pape Jean-Paul II

Karol Jozef Wojtyla est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le fils de Karol Wojtyla et d'Emilia Kaczorowska et frère d'Edmund, né le 27 août 1906 à Cracovie. Il est baptisé le 20 juin de la même année par l'aumônier militaire, le père Franciszek Zak. Sa mère mourut le 13 avril 1929, son frère le 5 décembre 1932, et son père le 18 février 1941. Après ses études secondaires près l'Ecole Marcin Wadowita (Wadowice) qu'il avait entamées le 15 septembre 1926, il s'inscrit à l'Université Jagellon de Cracovie en 1938. Un an plus tard, les nazis firent fermer son université. Il dut donc se résoudre à travailler sur un chantier de l'usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d'échapper à la déportation en Allemagne. Sa vie bascula en 1942, lorsqu'il entama les cours de formation du Séminaire clandestin de Cracovie, dirigé par l'Archevêque, le Cardinal Adam Stefan Sapieha. Après la guerre, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon de Cracovie, jusqu'à son ordination sacerdotale le 1er novembre 1946. Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du Père Garrigou-Lagrange. Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l'oeuvre de saint Jean-de-la-Croix. Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et Aumônier des étudiants jusqu'en 1951. c'est alors qu'il reprit ses études philosophiques et théologiques. En 1953, il soutint à l'Université catholique de Lublin une thèse intitulée "Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler". Il accéda ensuite à l'enseignement professoral de la théologie morale et d'éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin. Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Evêque auxiliaire de Cracovie et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Baziak en la cathédrale du Wawel (Cracovie). Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par Paul VI qui, le 26 juin 1967, l'éleva au cardinalat. En juin 1977 il est nommé docteur honoris causa de l'Université Jean Gutenberg de Mainz.

Le 16 octobre 1978, le Cardinal Karol Wojtyla est élu Pape sous le nom de Jean-Paul II.





Le plus grand accomplissement de Jean-Paul II fut,sans contredit son implication directe à la chute du communisme. Les grands leaders de ce monde devraient faire plus que simplement le citer en exemple. Ils devraient analyser ses paroles et ses actes afin d'instaurer la paix dans ce bas monde. (Jean Bottari)




Cet Homme est le modèle à suivre pour tout les juifs, chrétiens et musulmans de ce monde, ceux qui croient en la Parole de Dieu. Son abnégation et sa perfection morale sont le modèle que tous les hommes doivent suivre pour détruire le malheur et le péché dans ce monde. Ses travaux pour la paix et pour enseigner aux hommes les moyens de vivre ensemble lui donneront accès, je pense, à la félicité dans la Lumiere du Seigneur. Soyez Béni, Jean-Paul II et que les portes du ciel s'ouvrent pour vous. (ezraal)




Un géant spirituel pour toute l'humanité vient de mourir. Que toute sa vie et ses oeuvres nous servent de guide! Rendons grâce au Seigneur pour tout ce que Jean-Paul II a fait ici-bas ou disons simplement un grand merci à l'humanité de l'avoir mis sur notre route. Pour moi, chrétien, je suis triste de le voir quitter ce monde qu'il aimait tant, mais je sais qu'il sera tellement dans la joie là-haut et qu'il oeuvra encore plus pour nous... Aurevoir. (Michel Lebel)




Jean-Paul II est mort "à la suite d'un choc septique et d'une insuffisance cardiaque irréversible" Les causes du décès de Jean-Paul II ont été rendues publiques de cette façon: "Je certifie que Sa Sainteté Jean-Paul II (Karol Wojtyla), né à Wadowice (Pologne) le 18 mai 1920, résidant dans la Cité du Vatican, citoyen vaticanais, est décédé à 21 heures 37 du 2 avril 2005 dans son appartement dans le Palais apostolique du Vatican, Cité du Vatican, à la suite d'un choc septique et d'une insuffisance cardiaque irréversible", indique le certificat signé par le médecin personnel de Jean Paul II, Renato Buzzonetti. Le patient souffrait de nombreux problèmes de santé, dont "la maladie de Parkinson, des épisodes d'insuffisance respiratoire ayant entraîné une trachéotomie", poursuit le certificat, indiquant que le décès a été établi par éléctro-cardiogramme. "Je déclare que les causes du décès sont, en mon âme et conscience, celles sus-citées", conclut le certificat du Dr Buzzonetti.





Extraits du testament de Jean-Paul II.


«Selon les desseins de la providence il m'a été donné de vivre dans le siècle difficile qui vient de se terminer. Il faut se demander si le temps n'est pas venu de répéter avec Siméon de la Bible "nunc dimitis"» («Vous pouvez maintenant me congédier»), écrit le pape dans le document de 8 pages remis à la presse dans sa version italienne. Le testament, dont l'original a été écrit en polonais, est composé de feuillets rédigés à différentes dates dont le premier au 6 mars 1979. «J'espère que le Seigneur m'aidera à reconnaître jusqu'à quand je dois continuer ce service auquel il m'a appelé le 16 octobre 1978, je lui demande de vouloir me rappeler quand il le décidera lui-même», poursuit Jean-Paul II. Le document montre que le pape avait envisagé en 1982 que ses funérailles se déroulent en Pologne avant d'abandonner cette idée en 1985 pour laisser aux cardinaux la décision sur le lieu de sa sépulture. Le pape remercie également Dieu que la guerre froide entre les deux blocs se soit achevée sans conflit nucléaire. «Grâce à la providence divine, la guerre froide s'est achevée sans un violent conflit nucléaire», écrit Jean-Paul II. Karol Wojtyla demande par ailleurs que ses «notes personnelles soient brûlées».

«À mesure que la limite de ma vie sur terre approche, mon esprit retourne au début, à mes parents, au frère et à la sœur (que je n'ai pas connue, car elle mourut avant ma naissance), à la paroisse de Wadowice, où j'ai été baptisé, à cette ville de mon amour, à mes contemporains, compagnons et compagnes de l'école élémentaire, du lycée, de l'université jusqu'aux temps de l'occupation où je travaillais comme ouvrier, et ensuite à la paroisse de Niegowice, à celle de Saint-Florian à Cracovie, à la pastorale universitaire, au milieu ... à de nombreux milieux ... à Cracovie et à Rome ... aux personnes qui d'une manière spéciale m'ont été confiées par le Seigneur. A tous je veux dire une seule chose : "Dieu vous récompense In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum." Le souverain pontife, disparu samedi dernier, indique enfin qu'il ne laisse «derrière» lui aucun bien matériel. «Quant aux choses d'usage quotidien dont je me sers, je demande de les distribuer comme il apparaîtra opportun».